La réponse en 30 secondes Mis à jour le 1 novembre 2026
Marseille et plusieurs communes des Bouches-du-Rhône sont classées en zone à risque termites par arrêté préfectoral, pris en application de l’article L133-5 du Code de la construction et de l’habitation (CCH). Dans ces zones, tout vendeur doit annexer à la promesse de vente ou à l’acte authentique un état relatif à la présence de termites, document daté de moins de six mois selon l’article L271-4 du CCH. Le bâti ancien marseillais, en particulier les immeubles de rapport du centre-ville et des quartiers historiques, concentre une part importante des signalements recensés par les communes. La liste précise des communes classées évolue par arrêtés modificatifs : elle se vérifie auprès de la préfecture ou sur Géorisques avant toute transaction, et non à partir d’une liste figée.
Qu’est-ce qu’une zone à risque termites et qui la délimite ?
Une zone à risque termites est un périmètre défini par arrêté du préfet, en application de l’article L133-5 du Code de la construction et de l’habitation. Ce texte autorise le préfet à délimiter, par arrêté pris après avis des conseils municipaux des communes concernées, les zones contaminées par les termites ou susceptibles de l’être à court terme. Cette délimitation n’est pas figée une fois pour toutes : elle peut être revue, étendue ou modifiée par des arrêtés modificatifs successifs, en fonction des signalements de présence de termites remontés par les mairies au titre de l’article L133-4 du même code.
Ces dispositions trouvent leur origine dans la loi n° 99-471 du 8 juin 1999 relative à la protection des acquéreurs et propriétaires d’immeubles contre les termites et autres insectes xylophages, aujourd’hui codifiée dans le Code de la construction et de l’habitation. Concrètement, dès qu’un propriétaire ou un occupant a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti, il est tenu d’en faire la déclaration en mairie dans un délai de deux mois (article L133-4 du CCH). Cette déclaration peut également être faite par un syndic pour des parties communes, ou par un locataire constatant des dégâts. C’est l’accumulation de ces déclarations, commune par commune, qui alimente la cartographie du risque et justifie, le cas échéant, l’extension d’un arrêté préfectoral à de nouveaux secteurs.
Quel arrêté délimite les zones termites dans les Bouches-du-Rhône ?
Le département des Bouches-du-Rhône dispose, comme la grande majorité des départements du sud de la France, d’un arrêté préfectoral de délimitation des zones à risque termites, pris sur le fondement de l’article L133-5 du CCH. Ce texte désigne les communes, et parfois les sections cadastrales, dans lesquelles les obligations de déclaration et d’état parasitaire s’appliquent.
Il serait inexact de reconstituer ici de mémoire la liste des communes visées par cet arrêté : cette liste est modifiée au fil des arrêtés successifs, publiés au recueil des actes administratifs de la préfecture, et seule la version en vigueur à la date de la transaction fait foi. Avant toute vente ou tout diagnostic, il convient de vérifier le périmètre exact auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône ou via l’outil cartographique de Géorisques.gouv.fr, qui recense les zones réglementaires département par département. Un notaire ou un diagnostiqueur certifié local pourra également confirmer si l’adresse du bien se situe dans le périmètre classé.
Marseille est-elle concernée par le risque termites ?
Marseille figure, au regard des signalements récurrents observés dans le bâti ancien du centre-ville, parmi les communes des Bouches-du-Rhône historiquement associées au risque termites. Le climat méditerranéen, la présence de charpentes et de planchers bois anciens, ainsi que la densité du bâti du XIXe et du début du XXe siècle dans des quartiers comme le centre historique, favorisent les conditions propices au développement des colonies de termites souterrains, qui se nourrissent de la cellulose du bois et progressent souvent de manière invisible depuis les fondations ou les murs mitoyens.
Cela ne signifie pas que l’intégralité du territoire communal est classée de manière identique : l’arrêté préfectoral peut distinguer des secteurs selon l’intensité des signalements. Un bien situé en plein centre-ville ne relève pas nécessairement du même traitement qu’un bien situé dans un quartier périphérique récemment construit. Dans tous les cas, c’est la mention explicite de la commune, et le cas échéant du secteur, dans l’arrêté en vigueur qui déclenche l’obligation légale, et non une simple réputation de risque.
Quelles sont les obligations du vendeur dans une zone délimitée ?
Dès lors qu’un bien est situé dans une commune ou un secteur classé par arrêté préfectoral, le vendeur doit faire réaliser un état relatif à la présence de termites et l’annexer au compromis de vente ou à l’acte authentique, conformément à l’article L271-4 du CCH. Ce document doit dater de moins de six mois à la date de signature de l’acte authentique.
L’absence de ce diagnostic dans le dossier de diagnostic technique (DDT) prive le vendeur de la possibilité de s’exonérer de la garantie des vices cachés en cas de découverte ultérieure d’une infestation. Concrètement, un acheteur qui découvre des dégâts de termites après la vente, alors que le document n’avait pas été fourni ou était périmé, peut engager une action en justice contre le vendeur sur ce fondement.
Le tableau ci-dessous résume les échéances et documents à connaître pour une vente en zone délimitée :
| Obligation | Texte de référence | Délai ou validité |
|---|---|---|
| Déclaration de présence de termites en mairie | Article L133-4 du CCH | 2 mois après constat |
| État relatif à la présence de termites annexé à la vente | Article L271-4 du CCH | Moins de 6 mois avant l’acte authentique |
| Arrêté préfectoral de délimitation des zones | Article L133-5 du CCH | Durée fixée par l’arrêté, modifiable |
| Injonction de travaux en cas d’infestation avérée | Article L133-3 du CCH | Fixée par le maire dans sa mise en demeure |
Comment le bâti ancien marseillais, en immeuble de rapport, complique-t-il le diagnostic ?
Le partage de structures en bois entre plusieurs lots complique le diagnostic parce qu’une colonie de termites peut progresser d’un lot à l’autre, voire d’un bâtiment à l’immeuble mitoyen, sans que chaque copropriétaire en ait individuellement connaissance. Une grande partie du parc immobilier du centre-ville de Marseille est constituée d’immeubles de rapport anciens, construits au XIXe siècle ou au début du XXe siècle, avec des charpentes, des planchers et des escaliers en bois partagés entre plusieurs lots et plusieurs propriétaires.
Le diagnostiqueur qui intervient pour un état parasitaire sur un lot donné n’a accès, par construction, qu’aux parties privatives et parfois aux parties communes accessibles. Il ne peut pas garantir l’absence de termites dans l’ensemble de l’immeuble si certaines zones, caves, combles communs, gaines techniques, restent inaccessibles au moment de la visite. C’est l’une des limites méthodologiques les plus fréquemment rappelées dans les rapports de diagnostic, qui mentionnent explicitement les parties non visitées et les réserves associées.
Exemple type (cas fictif à titre d’illustration) : un propriétaire bailleur possédant un lot au rez-de-chaussée d’un immeuble de rapport du centre-ville fait réaliser son état termites en vue d’une vente. Le rapport mentionne des traces de galeries-boyaux dans la cave commune, partiellement inaccessible car fermée à clé par un autre copropriétaire. Le vendeur doit alors, au titre de l’article L133-4 du CCH, signaler cette observation à la mairie, indépendamment de l’issue de la vente, et le syndic peut être amené à faire réaliser un diagnostic complémentaire sur les parties communes.
Comment s’articule l’état termites avec le DTA en copropriété ?
En copropriété, deux diagnostics distincts coexistent et ne se substituent pas l’un à l’autre. Le dossier technique amiante (DTA), obligatoire pour les immeubles dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, concerne la présence de matériaux amiantés dans les parties communes et relève d’une réglementation entièrement différente de celle des termites. L’état relatif à la présence de termites, lui, est rattaché à la vente d’un lot précis et doit figurer dans le dossier de diagnostic technique remis à l’acheteur de ce lot.
Un syndic de copropriété peut, par ailleurs, faire réaliser un diagnostic termites sur les parties communes de l’immeuble indépendamment d’une vente, notamment lorsque des signalements de plusieurs copropriétaires convergent vers une suspicion d’infestation partagée. Cette démarche, bien que non systématiquement obligatoire hors vente, est recommandée dans le bâti ancien marseillais où le risque de propagation entre lots est documenté. Pour approfondir le cadre général applicable à toute transaction en zone délimitée, voir l’état parasitaire termites pour la vente en zones concernées.
Combien coûte un état parasitaire termites à Marseille ?
Il n’existe pas de tarif réglementé pour l’état relatif à la présence de termites : le prix est fixé librement par chaque diagnostiqueur. À titre indicatif, il s’échelonne le plus souvent entre 100 et 250 euros pour un lot d’habitation standard, et peut dépasser 400 à 500 euros pour un immeuble de rapport comportant plusieurs lots à visiter ou des parties communes difficiles d’accès. Le coût dépend de la surface du bien, de son accessibilité (cave, combles, vide sanitaire) et du nombre de lots à diagnostiquer. Seul un devis demandé localement auprès d’un diagnostiqueur certifié permet d’obtenir un montant fiable pour un bien donné. En cas d’infestation avérée nécessitant un traitement curatif (injection, pièges à appâts, traitement du bois), le coût des travaux s’ajoute séparément à celui du diagnostic et dépend de l’étendue de la contamination constatée.
Pour un bien situé à Marseille, il est recommandé de solliciter un diagnostiqueur certifié connaissant les spécificités du bâti local, notamment les immeubles de rapport anciens. Voir à ce sujet les prix et délais des diagnostiqueurs immobiliers à Marseille.
Que faire si le bien n’est pas situé dans une zone officiellement délimitée ?
L’absence de classement par arrêté préfectoral ne dispense pas totalement de vigilance. En dehors des zones délimitées, l’état relatif à la présence de termites n’est pas une obligation légale au sens de l’article L271-4 du CCH, mais rien n’empêche un vendeur de le faire réaliser volontairement, notamment pour sécuriser la transaction et rassurer l’acheteur. De même, l’obligation de déclaration en mairie en cas de découverte de termites (article L133-4 du CCH) s’applique sur l’ensemble du territoire national, indépendamment du classement en zone à risque : elle ne concerne pas uniquement les zones délimitées par arrêté.
Avant d’exclure toute démarche, il est donc indispensable de vérifier le statut exact de la commune et, le cas échéant, du secteur cadastral concerné, en consultant l’arrêté préfectoral en vigueur auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône ou la cartographie disponible sur Géorisques.gouv.fr. Pour une vision d’ensemble des zones classées à l’échelle nationale, voir la carte des zones rouges termites en France.
Quels sont les points à vérifier avant de vendre dans les Bouches-du-Rhône ?
Trois vérifications s’imposent avant toute transaction : le classement exact de la commune et du secteur par l’arrêté préfectoral en vigueur, la validité du document (moins de six mois avant l’acte authentique), et l’accessibilité réelle des parties à inspecter dans un immeuble de rapport. Le classement d’une commune ou d’un secteur en zone à risque termites déclenche des obligations précises pour le vendeur : état relatif à la présence de termites annexé à l’acte, et déclaration en mairie en cas de constat de présence.
Le bâti ancien marseillais, en particulier les immeubles de rapport du centre-ville, concentre des contraintes spécifiques liées au partage des structures bois entre plusieurs lots et à l’accès limité aux parties communes. Avant toute transaction, la vérification du périmètre exact de l’arrêté en vigueur auprès de la préfecture ou de Géorisques reste la seule démarche fiable, la liste des communes concernées n’étant jamais définitivement figée.
Sources
- Service-Public.gouv.fr : vente d'un bien immobilier et état relatif à la présence de termites
- Légifrance : Code de la construction et de l'habitation, articles L133-1 à L133-6
- Géorisques.gouv.fr : carte et informations sur le risque termites
- Préfecture des Bouches-du-Rhône : arrêtés préfectoraux et démarches réglementaires
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